rÉsumÉ
Note d’intention
Il s’agit d’une lecture de lettres échangées entre l’écrivain Marcel Pagnol et Raimu, son ami et acteur fétiche. Le thème central est « le Cinéma », passion qui a relié ces deux personnages hors du commun leur vie durant. Ces lectures reposent sur des lettres authentiques et souvent inédites, ainsi que sur des conversations entre les deux personnages afin d’exprimer les liens d’amitiés qui les reliaient. L’ensemble crée une dramaturgie, où rires et émotions sont présents jusqu’à la fin. C’est également l’occasion d’entrer dans l’intimité des « secrets » de ces hommes hauts en couleur.
Trois personnages
Marcel Pagnol (Philippe CAUBÈRE), écrivain et auteur de nombreux films. Marcel Pagnol constitue ici une véritable source de souvenirs étonnants portant à la fois sur le cinéma et sur les grands acteurs français de l’époque.
Raimu (Michel GALABRU), comédien exceptionnel, qui incarne aujourd’hui encore les plus grands personnages créés par Marcel Pagnol. Truculent et fort en verbe, Raimu possédait une sensibilité et une personnalité d’exception que ses courriers confirment.
Le Narrateur (Jean-Pierre BERNARD), indispensable à la contraction du temps et au lien entre les deux autres personnages.
Le spectacle
« Mon cher Jules, il faut que tu sois bougrement fâché avec moi pour ne pas répondre à une lettre injurieuse qui n’avait d’autre but que de commencer une dispute…». Ces correspondances entre Raimu et Marcel Pagnol tissent ainsi la toile de leur éternelle amitié, mêlée de mauvaise foi truculente, de fâcheries épiques, d’admiration réciproque, de pudeur, d’humour, de souvenirs, de secrets… et de savoureuses envolées, drôles, fraîches et vives comme l’eau des sources de leur Provence. Une amitié profonde et féroce qui les a unis dès leur première rencontre, jusqu’à la mort prématurée de Jules : « Que Jules ne soit plus là, cela me fait de la peine. Non seulement parce que je l’aimais, mais parce que je n’arrêtais pas de me fâcher avec lui. Quand un sudiste se fâche avec un autre sudiste, c’est une preuve d’estime… ».
Origine du spectacle
Michel Galabru, Nicolas Pagnol (petit fils de Marcel Pagnol) et Isabelle Nohain Raimu (petite fille de Raimu) étaient venus assister, en août 2006, à une adaptation de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol que Pierre Tré-Hardy avait construite comme un « making off » de film, en donnant la parole à un nouveau personnage, Marcel Pagnol qui commentait sur scène la création de Marius, Fanny et César… tout en échangeant quelques répliques « historiques » avec son grand ami, Raimu. L’idée d’un spectacle sur leur amitié est née ce soir-là, avec la complicité de Jean-Pierre Bernard.
Nicolas Pagnol et Isabelle Nohain Raimu ont accepté avec enthousiasme, ouvrant grande la porte de leurs archives épistolaires à Pierre Tré-Hardy, tandis que Michel Galabru est entré dans la peau de Raimu comme l’héritier naturel de l’un de nos plus grands comédiens.
C’est au Festival de Correspondance de Grignan que le spectacle a vu le jour, en juillet 2007, avec Jean-Claude Carrière (Marcel Pagnol) auquel succède aujourd’hui Philippe Caubère, passionné de Marcel Pagnol et de son oeuvre.
Période de tournée : janvier à mars 2011
LA PRESSE EN PARLE. EXTRAITS
« Bonne mère, quel spectacle ! On en ressort joyeux avec l’envie de boire un pastis. […] Il fait le bonheur d’un public conquis d’avance. […] À l’instar de leurs personnages, le tandem que le public applaudit dès son entrée s’en donne à cœur joie. Michel Galabru a la gouaille idéale pour servir l’illustre comédien. A ses cotés, Philippe Caubère (…) s’épanouit en lui donnant une réplique qui fleure bon l’accent du midi. »
Le Figaro
« Raimu, c’est Michel Galabru, qui fait rouler les mots avec délectation. […] Philippe Caubère qui joue Pagnol, a l’élégance de rester en retrait du monstre sacré. Défilent, en une heure, vingt ans d’amitié vache, avec l’accent et le panache. »
Libération
« Un spectacle simple et rare. […] Sous l’œil attendri de son complice Philippe Caubère, Michel Galabru, simple et naturel, cartonne. »
Le Nouvel Observateur
« De la vraie littérature. Mieux, portée par Caubère et Galabru, débordants de panache, même assis à une table dans l’intimité d’une lecture, c’est du sacré théâtre, môssieu ! »
Le Point
« Michel Galabru dessine avec gourmandise un Raimu un peu cabot, madré, rond et truculent. Philippe Caubère fait de Pagnol, « le parleur qui écrit », une personnalité plus sobre, plus aiguë et cérébrale. La mise en espace de Jean-Pierre Bernard, qui joue en alternance le narrateur, fait à merveille le lien entre les différentes lettres lues par ces deux comédiens à la présence ensoleillée. »
Télérama Sortir
« Une partie de ping-pong verbal qui ne laisse personne indifférent. Rarement le public parisien ne se montre aussi attentif. »
Le Parisien
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